J. Verdier 2007
Lauréat 2007 : Jacques Verdier pour son roman L'Automne de Vincent, La Table ronde, 2006.
Jacques Verdier, par Pauline Proffit.

Effleurer de son doigt les pages que l’on tourne. S’approprier l’essence d’un héros merveilleux. Faire de chacune de ces minutes, un instant d’évasion dans un monde parallèle. Lire est décidément un plaisir, un acte délectable, au pouvoir de distraction démesuré. C’est aussi un acte créatif, donnant l’illusion d’un dialogue intime avec l’auteur des mots dont on s’imprègne peu à peu… Dès lors, comment considérer la rencontre, la véritable rencontre avec celui dont on a adoré chaque phrase ? Car après les débats agités où chaque lycéen s’insurge pour défendre son roman préféré, la rencontre avec le lauréat est le point d’orgue d’une telle entreprise. Le souvenir inoubliable de la rencontre avec Jacques Verdier reste l’apogée de ces deux années de participation à l’association « Un livre dans la poche ».
Les bouches s’assèchent, les regards se croisent, l’attente est longue, trop longue, mais il arrive enfin. De beaux yeux verts cachés derrière des cheveux grisonnants, la main dans la poche, le sourire s’invitant aux coins de ses lèvres… Un vrai artiste ose s’aventurer dans la brousse désertique de ce Gers, qui, et oui, peut s’intéresser à la littérature ! Après quelques gorgées de Perrier, l’approche est plus facile. On l’interroge , le félicite, on esquisse avec lui la vie de Vincent et on s’amuse à dessiner ensemble un hypothétique épilogue. Pour lui, c’est la plus belle récompense de recevoir de la part d’un jeune lectorat la reconnaissance de nombreux mois de travail. Pour nous, c’est un honneur d’être assis autour de lui, s’accrochant à chacune de ses paroles, retrouvant dans ses gestes , l’attitude du protagoniste qu’il a lui-même créé. L’échange est permanent révélant toute l’intensité de ce moment . Mais déjà, il faut repartir et sous la cloche étoilée de cette soirée de mai, les au revoir sont rythmés de promesses et de remerciements inlassablement répétés. Sa voiture redémarre et tel le carrosse de Cendrillon, le rêve peu à peu décline en un délicieux souvenir.
Jacques Verdier, par Pauline Proffit.

Effleurer de son doigt les pages que l’on tourne. S’approprier l’essence d’un héros merveilleux. Faire de chacune de ces minutes, un instant d’évasion dans un monde parallèle. Lire est décidément un plaisir, un acte délectable, au pouvoir de distraction démesuré. C’est aussi un acte créatif, donnant l’illusion d’un dialogue intime avec l’auteur des mots dont on s’imprègne peu à peu… Dès lors, comment considérer la rencontre, la véritable rencontre avec celui dont on a adoré chaque phrase ? Car après les débats agités où chaque lycéen s’insurge pour défendre son roman préféré, la rencontre avec le lauréat est le point d’orgue d’une telle entreprise. Le souvenir inoubliable de la rencontre avec Jacques Verdier reste l’apogée de ces deux années de participation à l’association « Un livre dans la poche ».
Les bouches s’assèchent, les regards se croisent, l’attente est longue, trop longue, mais il arrive enfin. De beaux yeux verts cachés derrière des cheveux grisonnants, la main dans la poche, le sourire s’invitant aux coins de ses lèvres… Un vrai artiste ose s’aventurer dans la brousse désertique de ce Gers, qui, et oui, peut s’intéresser à la littérature ! Après quelques gorgées de Perrier, l’approche est plus facile. On l’interroge , le félicite, on esquisse avec lui la vie de Vincent et on s’amuse à dessiner ensemble un hypothétique épilogue. Pour lui, c’est la plus belle récompense de recevoir de la part d’un jeune lectorat la reconnaissance de nombreux mois de travail. Pour nous, c’est un honneur d’être assis autour de lui, s’accrochant à chacune de ses paroles, retrouvant dans ses gestes , l’attitude du protagoniste qu’il a lui-même créé. L’échange est permanent révélant toute l’intensité de ce moment . Mais déjà, il faut repartir et sous la cloche étoilée de cette soirée de mai, les au revoir sont rythmés de promesses et de remerciements inlassablement répétés. Sa voiture redémarre et tel le carrosse de Cendrillon, le rêve peu à peu décline en un délicieux souvenir.
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