2009 F. Ciriez

Frédéric Ciriez est le lauréat de la quatrième édition du "Prix Jeune Mousquetaire du Premier Roman" pour son roman Des Néons sous la mer
 
ciriez.jpg

Des néons sous la mer, par Coline Rande

« J’ai toujours eu la braise au ventre » (p.192) Comme nous tous, et surtout lors de la lecture Des Néons sous la mer! Diantre, qu’il en a fait, des sensations ce premier roman de Frédéric Ciriez ! Qu’il en fait tanguer, des lèvres; vers le bas, vers le haut ! Qu’il en a fait chavirer, des visages; vers une moue fâcheusement affirmée pour quelques-uns, d’autres vers une moue hébétée et épanouie par cet air frais, cet air marin, cet air nouveau, inconnu jusqu’à lors ! Et puis, les érudits associés aux fâcheuses filles de joie « qui elles aussi ont le droit à leur je ». Et puis, cette nouvelle écriture acidulée et truculente ! Qu‘est-ce qu‘il dérange ce livre ! Mais bon sang, pourquoi cet auteur avec ses mots désopilants va s’en aller montrer au grand jour ces filles de nuit ? Mais parce que le monde bouge! Enfin ! Car nous en doutions sérieusement, à trop se voir les pieds enlisés dans le sable, on commençait à s‘y habituer. Mais non, les mœurs sont bel et bien enfermées dans le sac plastique direction vogue à la mer.
« Un jour, un homme perdit la raison. Puis deux autres. Puis quatre femmes. On décida rapidement de les faire sortir pour ne pas effrayer les convives et éviter une épidémie de folie » (p.150). La folie, elle nous a pris le cœur devant ces prostitués qui sont le sujet du livre, qui deviennent aussi importants que tout le monde ici-bas. Elles vendent leur corps, mais leur esprit reste toujours bien au chaud dans la boîte crânienne. Certaines sont là par choix, d’autres moins, car la vie ne leur a pas donné de chance. Mais ces prostitués sont avant tout des femmes, ou des hommes qui malgré leur emploi ne perdent pas leur humanité : « Les Olaimpiennes n’ignorent pas qu’un jour elles partiront, car on ne fait pas la putain toute sa vie, et mourront, car tout le monde meurt, même les femmes, même les mères, même les putains. » (p.199) Alors, c’est cela que Frédéric Ciriez met en place dans son livre. Il établit un témoin, gérant du vestiaire du bordel, également titulaire d’un Master 1 en histoire du cinéma. Il le fait vivre, et surtout écrire des portraits des travailleuses charnelles et charnues pour alimenter son carnet.
Et puis.. Et puis.. enfin c’est la fin, le jury a voté, et c’est le sous-marin de l’armée marine, bordel incandescent depuis sa mise à la retraite qui gagne le prix des jeunes mousquetaires. 
  

LE FORUM LITTERAIRE

Visitez le forum et donnez votre avis sur les romans de Pascal Dessaint et sur les livres en compétition...

Navigation Principale

Bienvenue

Nom d'utilisateur:

Mot de passe:




Retenir l'identification

[ ]
[ ]
[ ]

Contact

Avec le soutien de :

COMMUNE DE NOGARO
commune_nogaro.gif


CONSEIL REGIONAL
MIDI-PYRENEES

logo_conseil_regional_midi-pyrenees.png

CONSEIL GENERAL DU GERS
 logo_cg_gers.jpg

Communes de LE HOUGA,
LANNE-SOUBIRAN et
CAUPENNE D'ARMAGNAC